Centro Servizi per il Volontariato di Perugia (CESVOL)
Piattaforma Cittadinanza Internazionale
Facoltà
di Lettere e Filosofia
Sapienza - Università di Roma
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Facoltà
di Lettere e Filosofia
Università degli Studi di Padova
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del Dipartimento Uomo & Territorio
Università degli Studi di Perugia
Fondazione Angelo Celli
per una cultura della salute
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Perugia
Assessorato alla Cultura e alle Politiche Sociali
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di Perugia
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per i Beni e le Attività Culturali
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Si vous êtes intéressé a participer au Congrès, on vous invite a consulter les Normes de participation
Dans le cadre des études
américanistes consacrées à la période précolombienne, une des zones et des périodes
qui a récemment le plus fait l’objet d’études et de recherches et
qui a également produit un des plus notables et intéressants volumes de nouvelles
acquisitions, est la zone isthmique et plus précisément, la phase du passage
de l’ère marquée par l’hégémonie olmèque à la période
successive. Au cours de ces dernières années, deux projets portant sur cette
région sont apparus : le projet archéologique La Venta et La Ruta
de la Obsidiana. Ces deux projets ont pu compter sur la participation scientifique
et institutionnelle internationale, sous la direction italienne en ce qui concerne
le second. Les deux recherches qui couvrent un large secteur disciplinaire (de
l’archéologie, à l’ethnohistoire, l’anthropologie culturelle
et médicale et même la linguistique) et un large spectre chronologique (de l’apogée
olmèque à la période Classique tardive) sont proposées comme base pour une étude
de réflexion sur cette région. Le titre spécifique (olmèque et post-olmèque)
et le titre plus générique (études olmèques) ne veulent pas seulement individualiser
la direction des conférenciers invités à participer, mais aussi la problématique
historico-interprétative qui se trouve en toile de fond dans cette proposition
de session, c’est-à-dire celle de l’individualisation et de la délimitation
historico-culturelle du phénomène olmèque et en même temps de l’ouverture
del’objectif de recherche à des périodes peu connues comme l’époque
classique dans la zone zoque du Chiapas occidental.
L’Archéologie
Sociale Latino-américaine: exemples, capacités et actions sociales
Ivan Briz Godino (Institució
Catalana de Recerca i Estudis Avançats – Consejo Superior de Investigaciones
Científicas, España – Department of Archaeology, The University
of York, United Kingdom – Centro Studi Americanistici “Circolo Amerindiano”)
ibriz@imf.csic.es
Maria Cristina Mineiro Scatamacchia (Museu de Arqueologia e Etnologia, Universidade
de São Paulo, Brasil – Instituto Panamericano de Geografia e Historia
– Centro Studi Americanistici “Circolo Amerindiano”) scatamac@usp.br
Luisa Vietri (Universitat Autònoma de Barcelona, Espanya – Centro Studi
Americanistici “Circolo Amerindiano”) luisvi@tin.it
Un des parcours qui a la plus grande
potentialité de développement pour l’archéologie occidentale des 35 dernières
années a surgi de et pour les contextes latino-américains. Curieusement, sa
grande potentialité – réadresser la recherche archéologique vers l’interprétation
historico-sociale du passé selon les conditions historico-sociales du présent
– a été souvent négligée par les autres courants théorico-méthodologiques. Une
des principales caractéristiques de l’Archéologie Sociale Latino-américaine
a été – et est – la cohérence vis-à-vis des contextes sociaux dans lesquels
elle a surgi et dans lesquels elle se développe dans l’actualité. C’est une
procédure scientifique consciente et explicite qui analyse le passé pour avoir
une incidence sur le présent. Les bases matérialistes historiques et dialectiques
du courant – auxquelles elle n’a jamais manqué – ont représenté une des grandes
limites pour sa diffusion et pour le rapprochement de la part d’autres courants
théorico-méthodologiques. Dans cette session nous proposons de créer un espace
de discussion dans lequel les exemples, les réflexions et les mises à jour des
différentes propositions de l’Archéologie Sociale Latino-américaine peuvent
montrer tout leur intérêt, leurs capacités et leurs problématiques.
L’art
colonial en Amérique Latine
Ewa Joanna Kubiak (Katedra Historii Sztuki, Uniwersytet
Lódzki, Polska) ewakubiak@buziaczek.pl
L’art colonial en
Amérique Latine est un champ d’études qui occupe les chercheurs
depuis des années. Les recherches oscillent entre l’art local et
les apports européens adaptés aux nouvelles circonstances. L’art
à l’époque coloniale fut un important outil d’aide
à l’évangélisation des nouveaux territoires. Il est
important d’aborder, entre autres, les caractéristiques que se
sont appropriés les missions en Amérique Latine, concernant aussi
bien l’architecture que l’art plastique (peinture-sculpture), en
concentrant aussi le discours sur les traits de l’art missionnaire qui
ont été communs et interrégionaux incluant l’influence
qu’exerçaient les synodes et les conciles sur l’art missionnaire.
Cette influence se reflète dans les différentes caractéristiques
des œuvres de divers ordres religieux comme les Jésuites, les Franciscains
et les Dominicains. Par ailleurs, les relations entre l’art européen
et l’art latino-américain sont très intéressantes,
comme le sont également les transformations des modèles européens
et leur adaptation au monde américain. La session s’adresse en
premier lieu aux historiens de l’art, de l’architecture et de la
culture mais aussi aux anthropologues, aux historiens des religions ainsi qu’à
tous ceux qui intègrent les arts visuels dans leurs recherches.
Les cultures indigènes des
Amériques ont produit une extraordinaire variété de pratiques
et de visions du monde. Dès le contact avec les cultures européennes,
au début de l'époque moderne, ces formations cosmographiques ont
été pensées sub specie religionis, c'est-à-dire
à travers une notion étrangère aux horizons herméneutiques
indigènes. Par conséquence, un espace discursif, dans lequel les
croyances et les pratiques autochtones ont été comprises par le
biais de la notion occidentale moderne de religion, a émergé de
la comparaison entre différents systèmes de valeurs. Dans cette
perspective, toute enquête sur les religions indigènes des Amériques
représente également une occasion d'établir un domaine
de recherche autoréflexif et critique. Nous espérons que cette
session pourra contribuer à la promotion de la collaboration entre différentes
disciplines (anthropologie, histoire, histoire des religions), afin d’aider
non seulement à étudier les caractéristiques spécifiques
des cultures indigènes, mais aussi à observer les pratiques occidentales
de la comparaison interculturelle.
Amazonie indigène
Edmundo Antonio Peggion
(Universidade Estadual Paulista “Júlio
de Mesquita Filho”, Brasil) edmundopeggion@gmail.com
Clarice Cohn (Universidade Federal de São Carlos, Brasil) clacohn@gmail.com
Paride Bollettin (Centro Studi Americanistici “Circolo Amerindiano”
– Università degli Studi di Perugia, Italia) paride_bollettin@msn.com
L’Amazonie englobe
à l’intérieur de ses limites une multiplicité de
sociétés, lesquelles présentent une variété
d’explications cosmologiques, d’organisations sociales et de modes
de gestion de la vie matérielle. Tout cela donne à cette région
une position privilégiée pour tous ceux qui s’intéressent
à la complexité des constructions sociales, symboliques ou d’autres
types mises en pratique quotidiennement dans les différentes sociétés
humaines. Les centaines de groupes originaires sont confrontés aux sociétés
des états nationaux dans lesquels leurs territoires sont situés.
Ainsi, des situations de rencontres culturelles et de stratégies de réponses
variées surgissent. A côté des populations qui résistent
depuis cinq siècles à l’impact avec le monde de l’altérité
non indigène, on en trouve d’autres qui, depuis quelques années,
font face à ce choc déstabilisant : celles que l’on appelle
les “communautés ressurgies” qui redécouvrent et revendiquent
leur culture, ou celles que l’on définit en “isolement volontaire”
qui continuent à refuser le contact avec les non indigènes. Face
à la complexité de ces situations, cette session voudrait présenter
des travaux qui se développent à partir des expériences
de terrain qui permettent d’illustrer la situation actuelle de ces peuples.
Droits Indigènes
: une discussion transnationale
Maria de Lourdes Beldi de
Alcântara (Universidade de São Paulo, Brasil – International
Working Group for Indigenous Affairs, Denmark – Grupo de Apoio aos Povos
Guarani e Aruak, Brasil – Ação dos Jovens Indígenas
da Reserva de Dourados, Brasil) loubeldi@uol.com.br
Le but de cette session est de présenter une discussion
interdisciplinaire sur le thème des droits indigènes. Approuvée
en 2007, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des Peuples
Indigènes, a comme objectif principal le respect de l’autodétermination.
L’engagement et le défi face à une telle proclamation consiste
en son application ajoutée à d’autres mesures ayant le même
but, dans les contextes nationaux de l’Amérique Latine. De quelles
façons les états-nations négocient ces mesures
approuvées et signées par la majeure partie des pays latino-américains?
De quelles façons les organisations indigènes revendiquent leurs
propres droits et le respect des diversités culturelles au sein des différentes
constitutions nationales? Quels sont les principaux conflits?
Les questions comme l’autodétermination, la diversité et
l’identité culturelle sont les thèmes principaux que nous
présenterons dans la session.
Signes, symboles
et dynamiques de construction du territoire indigène
Piero Gorza (Centro Studi
Americanistici “Circolo Amerindiano” – Università degli
Studi di Torino – Università degli Studi di Salerno, Italia) pierogo@tin.it
Pedro Pitarch Ramón (Universidad Complutense de Madrid, España) petul@telefonica.net
Le thème principal
de cette session est le territoire comme un lieu où la mémoire
se dépose et dans lequel les hommes pratiquent des incisions comme pour
exercer leur pouvoir contre le caractère éphémère
du temps humain. La réalisation des cartes est par définition
un espace ouvert et interdisciplinaire: des cartes historiques, des cartes politiques,
des cartes culturelles, des cartes symboliques, des cartes mentales et linguistiques.
Fonder, entretenir des relations à partir d’un centre, instituer,
territorialiser, nommer, s’orienter et se rappeler, ou encore, abandonner,
quitter, passer, se perdre, grandir, apprendre, voilà autant de catégories
qui ouvrent la voie à la réflexion sur les processus cognitifs
et existentiels des individus et des collectivités. Il s’agit ici
d’une session qui se situe au croisement entre les centres et les frontières.
Migrations et
parcours de l’identité dans le continent américain
Thea Rossi (Centro Studi
Americanistici “Circolo Amerindiano” – Università degli
Studi “G. d’Annunzio” Chieti-Pescara, Italia) thearossi@yahoo.it
Laura Scarabelli (Università IULM - Milano, Italia) laura.scarabelli@iulm.it
Le thème principal decette
session est le territoire comme un lieu où la mémoire se dépose
et dans lequel les hommes pratiquent des incisions comme pour exercer leur pouvoir
contre le caractère éphémère du temps humain. La
réalisation des cartes est par définition un espace ouvert et
interdisciplinaire: des cartes historiques, des cartes politiques, des cartes
culturelles, des cartes symboliques, des cartes mentales et linguistiques. Fonder,
entretenir des relations à partir d’un centre, instituer, territorialiser,
nommer, s’orienter et se rappeler, ou encore, abandonner, quitter, passer,
se perdre, grandir, apprendre, voilà autant de catégories qui
ouvrent la voie à la réflexion sur les processus cognitifs et
existentiels des individus et des collectivités. Il s’agit ici
d’une session qui se situe au croisement entre les centres et les frontières.
Dynamiques et
politiques territoriales en Amérique Latine
Les dynamiques d’occupation
de l’espace et les droits territoriaux ont pris une importance cruciale
dans la relation entre les Etats latino-américains et la société
civile. Il est possible de percevoir un engagement considérable de la
part des institutions latino-américaines dans l’organisation de
la machine publique pour accueillir les stimuli provenant des accords internationaux
pour le développement durable, à partir de l’insertion du
sujet environnemental et de la régularisation du sol urbain. Cependant,
nous percevons deux conflits principaux : une réalisation oscillante
des politiques et des régularisations normatives, fragilisées
à cause de la pression provoquée par la croissance économique,
et une certaine imperméabilité envers les demandes de participation
soulevées par la société civile. A partir de ces constatations,
cette session souhaite accueillir les travaux qui problématisent les
diverses formes d’occupation territoriale, l’utilisation des ressources
environnementales, les conflits dus aux différences logiques d’appropriation
du territoire, l’impact des projets de développement sur le territoire,
ainsi que les droits territoriaux exprimés par les mouvements sociaux
et par les identités collectives.
Visages et images
des Amériques : entre génocide et rachat ethnique
Giulia Bogliolo Bruna (Centro
Studi Americanistici “Circolo Amerindiano” – Centre d’Études
Arctiques, École des Hautes Études en Sciences Sociales, France)
gbogliolo.bruna@gmail.com
Par l’étude
d’une pluralité de sources documentaires, textuelles et iconographiques
(cartographie, estampes, illustrations, ethno-photographie, films), la session
souhaite explorer, selon un axe spatial, diachronique ou synchronique, le processus
de perception et de construction de l’image de l’Autre de la Découverte
à nos jours. La thématique à vocation humaniste peut être
abordée en croisant une multiplicité d’approches méthodologiques
et disciplinaires dans le but d’appréhender les réalités
anthropologiques et sociales des Amériques dans leur richesse, leur complexité
et leurs évolutions. Figures paradigmatiques de cette altérité : les autochtones, les
migrants (forcés ou non), les marginaux (et-ou les marginalisés), les protagonistes
de l’American Dream. La réflexion menée dans cette session
d’étude se veut un hommage polyphonique et varié à l’engagement
constant, multiforme et méritoire de notre cher et si regretté ami Gerardo
Bamonte en faveur de la reconnaissance de la dignité et de la valorisation
des cultures amérindiennes.
Le Nobel et
la littérature hispano-américaine
Rosa Maria Grillo (Università
degli Studi di Salerno, Italia – Centro Studi Americanistici “Circolo Amerindiano”)
grillovov@tiscali.it
Chaque attribution du prix Nobel de littérature - et
pas seulement celui-ci – entraine une polémique inévitable
sur qui est-ce qui l’a obtenu et qui est-ce qui ne l’a pas obtenu
(il y a toujours un candidat rejeté) et sur les motivations politiques
– en plus de celles littéraires – qui ont conditionné
la décision. Le prix Nobel récemment attribué à
Mario Vargas Llosa a rallumé ce débat, en rappelant les Nobel
décernés et les Nobel rejetés, en invitant à la
réécriture d’une histoire de la littérature hispano-américaine
à travers une « Histoire des Nobel » et à la lecture
des discours d’acceptation, écrits qui renvoient toujours à
des questions de politique et de politique culturelle.
Littératures
des Amériques : session non-thématique
Rosa Maria Grillo (Università
degli Studi di Salerno, Italia – Centro Studi Americanistici “Circolo
Amerindiano”) grillovov@tiscali.it
Giulia Bogliolo Bruna (Centro Studi Americanistici “Circolo Amerindiano”
– Centre d’Études Arctiques, École des Hautes Études
en Sciences Sociales, France) gbogliolo.bruna@gmail.com
Esthétique latino-américaine
: d’autres chemins et d’autres formes de sensibilité
En Amérique Latine, une fracture
profonde entre arts et métiers s’est créée à l’époque coloniale, et cela a déterminé dans
l’imaginaire collectif l’idée de l’art en tant qu’inspiration. En même temps, l’esthétique a été
circonscrite aux beaux arts, en excluant les expressions provenant des peuples indigènes et
des communautés d’afro-descendants, qui ont été classées comme artisanat. Ce n’est que
depuis le Xxe siècle, avec le muralisme et la Biennale de São Paulo, fondée en 1951, que
les limitations évoquées commencent à se rompre. Les nouveaux mouvements esthétiques
étendent le regard de l’art et de l’artiste à travers l’élaboration d’œuvres aux contenus
indigénistes et au profond sens de conscience nationale. Nous assistons aujourd’hui à des
expressions encadrées dans une esthétique différente, qui assume comme point de départ,
théorique et pratique, l’ensemble des relations humaines et leur contexte social. En Amérique
Latine l’art contemporain problématise la sphère relationnelle, en incorporant l’esthétique à
la participation sociale, car elle crée un interstice social comme espace pour les relations
humaine, en suggérant des possibilités d’échange différentes de celles hégémoniques. Il
existe une insertion dans le tissu social, l’art exprimant un état de rencontre. L’artiste dépasse
le caractère objectal de la production-reproduction et il paraît comme un producteur de
significations.
Ethnomusicologie:
survie, continuité et nouvelles contributions de la musique et des danses traditionnelles
en Amérique
María Lina Picconi (Universidad de Buenos Aires, Argentina)
lina_455@yahoo.com
C’est une tâche de l’ethnomusicologie de répondre
à une série de questions que l’humanité s’est
posée au cours de l’histoire: qui-est-ce qui crée la musique
? Comment se crée-t-elle ? Pour qui ? Pour quoi? Dans quel but ? En considérant comme remarquable le manque d’informations sur le
monde des musiques traditionnelles, dont les caractéristiques vont de
la variété à la subtilité des expressions musicales,
je propose l’ouverture de cette session. En Amérique il existe encore des expressions musicales ou chorales dont
les racines pourraient se prolonger jusqu’à l’époque
précolombienne et pourraient provenir d’un art ancien dont la signification
aurait été oubliée. L’arrivé de la globalisation a contribué à la naissance
de plusieurs de ces expressions musicales principalement urbaines qui tendent,
comme dans d’autres parties du monde, à uniformiser les particularismes
locaux. Pour cette raison, aujourd’hui il nous est indispensable d’enregistrer
et d’enquêter sur ces expressions, afin de ne pas en perdre la mémoire
au vu du développement du mondeglobalisé.
Imaginaire et
mémoire : études culturelles
Maria de Lourdes Beldi de
Alcântara (Universidade de São Paulo, Brasil – International
Working Group for Indigenous Affairs, Denmark – Grupo de Apoio aos Povos
Guarani e Aruak, Brasil – Ação dos Jovens Indígenas
da Reserva de Dourados, Brasil) loubeldi@uol.com.br
Le caractère interdisciplinaire de cette session a comme
objectif principal de présenter des études sur les diversités
culturelles qui s’expriment sous toutes formes de représentations.
On sait que c’est par les représentations sociales et individuelles
qu’on peut localiser les formations, transformations et resémantisations
identitaires, caractérisées par une polysémie, et par conséquent,
polyphoniques. C’est pour cela que l’interdisciplinarité
n’est pas un instrument de travail mais une théorie qui a pour
finalité d’étudier les symboles clés des cultures,
ainsi que la manière dont ils sont perçus, conçus et représentés.
Nous envisageons tous les types de manifestations culturelles dans la mesure
où nous croyons que les subjectivités culturelles sont représentées
dans les formes littéraires, cinématographiques, artistiques et
que les études des représentations culturelles ne sont pas le
monopole des disciplines conçues pour cette finalité.
Problèmes d’anthropologie
médicale dans le continent américain
Tullio Seppilli (Fondazione
Angelo Celli per una cultura della salute, Italia) seppilli@antropologiamedica.it
Claudia Avitabile (Centro Studi Americanistici “Circolo Amerindiano”)
cavitabile@hotmail.com
Carlotta Bagaglia (Fondazione Angelo Celli per una cultura della salute, Italia
– Centro Studi Americanistici “Circolo Amerindiano”) bagaglia@antropologiamedica.it
Réaliser une session dédiée à l’anthropologie
médicale dans le contexte latino-américain signifie donner la
parole aux multiples conceptions et pratiques concernant les concepts de santé
et de maladie à travers une perspective historique qui tient compte du
présent comme du passé. Les relations hégémoniques
qui traversent la biomédecine et les nombreuses réponses de santé
“locales et traditionnelles” constituent un exemple du domaine le
plus important de cette discipline. En tenant compte des expériences
et des élaborations théoriques des différentes traditions
à partir de cette perspective, nous visons à construire un espace
utile de dialogue et de confrontation pour la communauté américaniste
engagée actuellement dans ce cadre d’études. Partant de
l’expérience acquise par cette session pendant les éditions
antérieures du Congrès International d’Américanisme, nous
voulons favoriser l’espace du débat comme terrain de construction
de réflexions communes qui pourront avoir une conséquence opérative
à l’intérieur du tissu social des contextes étudiés.
Politiques publiques,
institutions et démocratie en Amérique Latine
Beatriz Calvo Pontón
(Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social,
México) beatrizcalvo_mx@yahoo.com
Le modèle néolibéral
dans les pays de l’Amérique Latine a provoqué la sortie
de l’Etat des responsabilités sociales et des fonctions prioritaires,
ainsi que la mise en place des reformes structurelles pour une gestion de la
société selon les critères du libre marché. Nous
observons certaines conséquences : la réduction, la privatisation
et l’augmentation du coût des services publiques de l’éducation
et de la santé, l’augmentation des inégalités et
de la pauvreté et le renforcement des monopoles dans les secteurs clé
de l’économie et des moyens de communication, qui interviennent
de plus en plus dans les processus et l’organisation des politiques publiques.
La redéfinition des politiques sociales a été orientée
vers le domaine social par la focalisation sur les groupes d’extrême
pauvreté, mais ont été en même temps réduites
les ressources qui permettent de progresser vers l’universalisation des
droits sociaux. D’autre part, des espaces, dans lesquels sont nées des institutions
autonomes liées aux thèmes comme les droits humains, la transparence
et la contraloría social, ont été ouverts. Dans la société
civile le nombre d’organisations qui luttent pour la démocratisation
des institutions et l’amélioration des services sociaux est augmenté.
La conjonction de tels processus a changé de façon consistante
le visage des sociétés de l’Amérique Latine.
Administrations
locales, participation civique et démocratie
René Valdiviezo Sandoval
(Instituto de Ciencias de Gobierno y Desarrollo Estratégico, Benemérita
Universidad Autónoma de Puebla, México) valdiviezo.rene@gmail.com
Jorge David Cortés Moreno (Instituto de Ciencias de Gobierno y Desarrollo
Estratégico, Benemérita Universidad Autónoma de Puebla,
México) jdcortesm@yahoo.com.mx
Cette session abordera des sujets
liés aux différentes formes de participation civique, leur relation
avec les administrations locales (de troisième et de quatrième
niveau), ainsi que leur contribution à la démocratie dans les
communautés traitées. Nous accueillerons des interventions qui
réfléchissent et qui fournissent des évidences empiriques
dans ce domaine ou des études de cas concernant des actions civiques
et leur relation avec les administrations locales et la gestion démocratiques
de ces dernières. En Amérique Latine, plus particulièrement,
les processus de démocratisation passent par des actions civiques qui
influent directement sur les administrations locales et qui obtiennent des changements
dans leur gestion et dans leur relation avec les citoyens. Ces actions agissent
directement sur la démocratisation des administrations locales, car elles
montrent à la population les effets de la participation civique et redimensionnent,
à plusieurs occasions, les pouvoirs des administrateurs de service. Dans
d’autres cas, les actions en question se convertissent en des éléments
que les candidats et/ou les partis s’approprient pour les élections
locales successives. Nous accueillerons avec plaisir les interventions sur les
expériences civiques dans la gestion des ses demandes, sur les actions
de gouvernement local en réponse aux sollicitations et aux pressions
des citoyens, sur les mobilisations qui remettent en question les autorités
locales, sur la relation élections-participation civique-administration
publique locale.
Centralité
des marges et nouvelles formes de citoyenneté
Cette session souhaite discuter des
modalités avec lesquelles les groupes, traditionnellement désignés
par les catégories de la marginalité, expérimentent les
nouveaux modèles de citoyenneté en termes paradigmatiques pour
les subjectivités contemporaines, décentrées et délocalisées
par l’accélération des mécanismes désagrégeant
et disloquant de la globalisation. La session invite à analyser la façon
selon laquelle les damnés de la terre, les peuples colonisés,
les indigènes et les indigents, les descendants d’esclaves, les
migrants et les clandestins, les exilés et les refugiés, promeuvent
des profils de citoyenneté, qui dépassent la simple reconnaissance
de normes et de principes déjà institués, à la faveur
d’une participation active pour leur redéfinition et pour la reconfiguration
des systèmes économiques, politiques et sociaux. Nous souhaitons
réviser les fondements de la citoyenneté en ce qui concerne les
relations, non plus immédiates, entre Etat et Nation, ainsi qu’identifier
les contradictions entre les formes locales d’organisation sociale et
les formes multiples de citoyenneté qui leur sont offertes, entre stratégies
politiques et modalités de participation, entre traditions et construction
de droits universaux.
Anthropologie
de la mondialisation : transnationalisme, multiculturalité, aterritorialité
et sécurité culturelle
Formellement, la mondialisation
est un processus (ou une série de processus) d’ampleur mondiale,
qui englobe une transformation dans l’organisation spatiale des relations
et des transactions sociales, évaluée en fonction de sa portée,
son intensité, sa rapidité et de son impact et qui engendre des
flux et des réseaux transcontinentaux et interrégionaux d’activité,
d’interaction et d’exercice du pouvoir. Cette session propose fondamentalement
de réfléchir, aussi bien de manière théorique qu’ethnographique,
sur les deux significations basiques de la mondialisation : l’intégration
croissante de différents lieux dans l’économie mondiale
et les effets d’une intense circulation de biens et de personnes et des
systèmes de communication dans des flux culturels multidirectionnels.
Les axes thématiques à partir desquels nous orienterons les discussions
sont : les paradigmes de la mondialisation, la transnationalisation, la sécurité
culturelle, la migration, la démocratie, la multiculturalité et
la religion.